Je pousse la porte d’un bâtiment.
Le bois est poli par le temps. Les plafonds sont hauts. Les escaliers larges. L’air a cette odeur douce, légèrement poussiéreuse, des lieux anciens.
— Bizarre, un ascenseur m’attend…
Grille métallique. Mécanismes apparents. Vitraux colorés, mosaïques lumineuses. Je choisis un étage.
— Zut, je me rends compte que je me suis trompé !
Pas grave. L’ascenseur monte…
La lumière danse sur les mosaïques et les couleurs s’entrelacent. Je regarde le plancher.
Surprise : il est devenu translucide, presque transparent !
Un vertige léger me traverse. D’instinct, je me rapproche de la paroi.
L’ascenseur s’arrête à un étage, le dernier visiblement. Je sors.
Tout est noir et blanc, des formes géométriques un peu partout.
J’avance sur une passerelle. Tout est beau, magnifique mais… ce n’est pas l’étage que je cherchais.
Alors je prends l’escalier et je redescends de deux étages exactement.
C’est le Cinquième. Et là, sous l’escalier, un espace tranquille m’attend, avec un canapé.
Je m’assois. C’est confortable.
— Pff… là, je suis bien.
Pas de joie éclatante. Pas de repos profond.
Juste un relâchement. Un espace simple.
Un îlot calme.
Puis un homme apparaît.
Lunettes fines. Il a l’air de connaître l’endroit.
Un rendez-vous déjà pris peut-être.
Il s’approche et murmure en souriant :
— Qu’est-ce qu’on est bien ici.
Je hoche la tête.
Le temps s’apaise.
L’air respire, simple, tranquille, traversé par quelque chose de plus vaste…

Ascenseur sans âge —
tout devient presque transparent.
Sous l’escalier,
un canapé tranquille.
On est bien ici…
